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31 janvier, 2013

Dieu, le foot et le sexe.

Priez, pour un meilleur lendemain
Au Maroc à la base, aucune séparation n’existe entre loi et religion (qu’il en déplaise aux laïcs) , nous vivons sous la gouverne d’Amir Almoumine, le PJD est au pouvoir, nous disposons d’un conseil des Oulémas (j’attends toujours que quelqu’un m’explique son rôle) le vendredi on abandonne tout à 11h sous prétexte de la prière du midi, nous vendons de l'alcool uniquement aux non-musulmans (lol) et je ne crois pas que nous ayons des casinos ou des boîtes de nuit, sauf pour les touristes peut-être (pump it up) . Bref, les signes ne trompent pas le Maroc est bel et bien un pays musulman, du moins selon la forme.
Plusieurs études ont démontrés l'impact de la religion sur les peuples et à travers les âges, car du haut de son rôle (très) spirituel la religion est un régulateur, un garant de sécurité quelque peu manipulateur ( l’église du moyen âge est un très bon exemple d’ailleurs)
Ce qui est troublant par contre c'est la manière sournoise de laquelle certains prêcheurs profitent de la religion pour halaliser ce que bon leur semble et haramiser le reste (ouech t'as vu j'utilise des mots). Résultat pas très surprenant mais fort inquiétant: un abrutissement des masses et une violence des discours. 
L'autre conséquence pour le moins désastreuse, c'est cette tendance à tout mettre sur le dos de la religion. On mène notre vie tout en bonheur et le jour ou nous faisons face à un petit pépin on baisse les bras "face à LA divinité absolue",  qu'estu veux on y peut rien c'est le bon Dieu qui le veut.
L’économie est en mauvaise passe ? Hadchi lli bgha Allah ..
Pauvreté chômage et criminalité en hausse ? Mktaba 3lina, Allah i7fed ou safi !
Le rendement de la terre n’est pas bon : Ya Rebbi tjib chtta. (sans oublier la mythique et très controversée Salate al istisquaa.)

Priez le bon Dieu et tout ira pour le mieux, semble être une devise bien courante ici bas.


 Le sexe, la hchouma
Parler de sexe est tout aussi tabou que critiquer la religion, (je viens faire les deux lol) la hchouma vous poursuit partout dès qu'il s'agit de corps et d'intimité dans la même phrase. Récemment nos parlementaires, apparemment incapables de construire ce pays, ont préféré s’offusquer pour un baiser de cinéma. Très responsable.

Et pourtant, le sexe c'est tout ce qu'il y a de plus naturel et humain. Mais 
ni vous ni moi n’ignorons la réalité. Au Maroc, il n'a jamais été question de viol, de mariage forcé ou d'abus sur mineur(e)s dans les journaux;  Le marocain ne va pas chez les putes, il ne s'autocensure pas et ne censure pas les gens autour de lui, dès qu'il faut parler d'intimité. Le marocain ne devient pas violent quand un enfant lui pose des questions, il ne le gronde pas et ne lui dis pas "hchouma" le marocain est confiant, le marocain connait son corps et celui de l'autre, le marocain n'est pas un violeur, un traqueur, un assailant,  un harceleur, et un pervers.

Le foot, opium du peuple.
Un coup de sifflet, et des millions de regards qui suivent ce ballon et les demi-dieux sur le terrain qui lui courent après. Des cris de joie aux buts marqués, de frustration pour les tirs manqués … de l’hystérie au stress, c'est un match à Bernabeu ou Old Trafford.
Le stade de Mohammed V est légèrement différent, ils son tous maigrichons (ou ont de gros culs parfois) et ne font que se crier dessus et se courir après pour 90 minutes + un bon quart d'heure de temps mort tellement le ballon il était perdu.
Bien sûr que le foot au Maroc est bien plus qu'un sport : c'est une tradition, une adoration, c'est la seule chose capable de faire oublier aux populations le couscous du vendredi; car après tout, nous sommes la nation à la gloire perdue et des grands hommes ... (larmichette)
Nous sommes la nation qui n'investit pas assez en sa jeunesse, mais qui fait toujours de grandes promesses. (rhô la rime)
Nous sommes la nation qui continue à y croire, met tous ses espoirs sur 90 minutes de jeu, puis vient la déception, puis l’espoir de nouveau et la fierté, qui ne nous quitte jamais.


Je viens de relire ce billet, il manque cruellement d'articulation, veuillez  ajouter des "toutefois, pourtant, alors que, sans oublier ... etc", dès que le coeur vous en dit.

02 février, 2012

7th sky


Du haut de ses 12 cm de talons aiguilles, Angela, à mesure qu'elle descendait la grand-rue, attirait tous les regards, hommes et femmes se retournaient pour suivre le mouvement de ses longues jambes fuselées dévoilées par la robe légère, fluide, d'une couleur saumon qu'elle portait, faisant de cette journée de Mars où le soleil a timidement pointé son nez, une journée officiellement printanière.
Elle franchit la porte marbrée, l'endroit était quasiment vide, normal, à cette heure de l'après-midi. D'une démarche sûre, qui lui était particulière, elle s'avança vers le bar et commanda une boisson, histoire de l'aider à patienter.

Son corps réagissait bizarrement à l'idée de le rencontrer, et, l'alcool n'aidant pas, des idées folles, perverses ( je vous l'accorde) lui traversaient l'esprit.
Jamais elle ne s'était sentie aussi nerveuse par rapport à un homme, et des hommes elle en a vu un tas, mais elle se disait que Peter n'était sans doute pas n'importe lequel.
Si elle avait été le genre de filles à croire aux romans à l'eau de rose, aux bons vieux happy ending, le genre à pleurer devant "Cold Mountain", elle aurait crié que c'était le bon, le seul, l'unique..

On murmura à son oreille, une sueur froide lui traversa le dos, Peter lui prit la main, déposa un léger baiser sur sa joue, sa barbe de trois jours lui caressa délicieusement la peau, et il l'invita à le suivre. Le sourire aux lèvres, elle abandonna son verre.
Ils se hâtèrent vers leur sanctuaire, là où ils s'étaient rencontrés pour la première fois, un petit hôtel sur une rue adjacente au boulevard, un endroit tranquille, chic mais discret, non loin de l'agitation de la ville. Le type d'endroit que ni l'un ni l'autre ne fréquentait d'habitude; Jeunes, beaux et fêtard comme ils l'étaient, s’adonnant à la vie nocturne de Manhattan sans modération, c'était plutôt dans des endroits comme "The Drink" qu'on pourrait les croiser.

L'attente devant l’ascenseur semblait interminable pour Angela. Leurs mains toujours liées, elle le dévorait des yeux, le toisant sous tous les angles. Les idées se bousculaient dans sa tête. Elle avait incroyablement envie de lui...  lui faire l'amour comme elle ne l'avait jamais fait avant. Ils échangèrent un regard, et c'est là, au moment où ses yeux plongèrent dans les siens qu'elle comprit qu'ils étaient tous les deux sur la même longueur d'ondes.

L'ascenseur s'ouvrit, Peter pressa le numéro de l'étage et l'engin entreprit son ascension. Les numéros se bousculaient dans sa tête et Angela se concentrait à peine, elle sentait son eau de Cologne lui caresser les narines, éveiller ses sens, étourdie, elle éprouvait une difficulté à tenir la promesse qu'elle s'était faite: ne pas brusquer les choses, le laisser venir vers elle.
Les secondes lui semblaient interminablement longues, mais ne pouvant plus se contenir, son corps et son cerveau brûlaient et abandonnant toute bonne résolution, elle le prit par les boutons de sa chemise et le tira vers elle, pour l'embrasser délicatement, ses lèvres frôlant à peine les siennes, puis fuyant vers son cou, son oreille, ses mains se hasardant sur son torse et ses cheveux.

Leur respiration devenait haletante, ils haletaient comme si la vie ne tenait qu'à cela, le temps semblait se figer, et leur plaisir augmentait. Peter la souleva, elle l'enlaça de ses jambes et ils s'embrassèrent encore plus fougueusement, plus sauvagement. L’ascenseur s'arrêta, vacilla légèrement lorsqu'ils heurtèrent le fond de la cabine. Ils tâtonnèrent le long du couloir refusant de se séparer, ou ne pouvant le faire, Peter ouvrit précipitamment la porte de la chambre, la ferma d'un coup de pied, et aida maladroitement Angela à se débarrasser de sa robe, dévoilant une dentelle fine, qui ne faisait qu'embellir ses formes de jeune fille; elle avait toujours affirmé un goût exquis pour le choix de ses sous-vêtements, des pièces affolantes, délicieuses et subtiles, et elle s'en félicita intérieurement.

Leur corps dénudés s'enlacèrent avec amour, tombèrent à la renverse sur le lit, bientôt ses boucles dorées furent défaites, elle sentait son souffle chaud et parfumé contre son cou. Le rêve et la réalité ne faisait qu'un tout d'un coup.

Oui, elle aimait ce type, elle en était folle amoureuse.