02 février, 2012
7th sky
Du haut de ses 12 cm de talons aiguilles, Angela, à mesure qu'elle descendait la grand-rue, attirait tous les regards, hommes et femmes se retournaient pour suivre le mouvement de ses longues jambes fuselées dévoilées par la robe légère, fluide, d'une couleur saumon qu'elle portait, faisant de cette journée de Mars où le soleil a timidement pointé son nez, une journée officiellement printanière.
Elle franchit la porte marbrée, l'endroit était quasiment vide, normal, à cette heure de l'après-midi. D'une démarche sûre, qui lui était particulière, elle s'avança vers le bar et commanda une boisson, histoire de l'aider à patienter.
Son corps réagissait bizarrement à l'idée de le rencontrer, et, l'alcool n'aidant pas, des idées folles, perverses ( je vous l'accorde) lui traversaient l'esprit.
Jamais elle ne s'était sentie aussi nerveuse par rapport à un homme, et des hommes elle en a vu un tas, mais elle se disait que Peter n'était sans doute pas n'importe lequel.
Si elle avait été le genre de filles à croire aux romans à l'eau de rose, aux bons vieux happy ending, le genre à pleurer devant "Cold Mountain", elle aurait crié que c'était le bon, le seul, l'unique..
On murmura à son oreille, une sueur froide lui traversa le dos, Peter lui prit la main, déposa un léger baiser sur sa joue, sa barbe de trois jours lui caressa délicieusement la peau, et il l'invita à le suivre. Le sourire aux lèvres, elle abandonna son verre.
Ils se hâtèrent vers leur sanctuaire, là où ils s'étaient rencontrés pour la première fois, un petit hôtel sur une rue adjacente au boulevard, un endroit tranquille, chic mais discret, non loin de l'agitation de la ville. Le type d'endroit que ni l'un ni l'autre ne fréquentait d'habitude; Jeunes, beaux et fêtard comme ils l'étaient, s’adonnant à la vie nocturne de Manhattan sans modération, c'était plutôt dans des endroits comme "The Drink" qu'on pourrait les croiser.
L'attente devant l’ascenseur semblait interminable pour Angela. Leurs mains toujours liées, elle le dévorait des yeux, le toisant sous tous les angles. Les idées se bousculaient dans sa tête. Elle avait incroyablement envie de lui... lui faire l'amour comme elle ne l'avait jamais fait avant. Ils échangèrent un regard, et c'est là, au moment où ses yeux plongèrent dans les siens qu'elle comprit qu'ils étaient tous les deux sur la même longueur d'ondes.
L'ascenseur s'ouvrit, Peter pressa le numéro de l'étage et l'engin entreprit son ascension. Les numéros se bousculaient dans sa tête et Angela se concentrait à peine, elle sentait son eau de Cologne lui caresser les narines, éveiller ses sens, étourdie, elle éprouvait une difficulté à tenir la promesse qu'elle s'était faite: ne pas brusquer les choses, le laisser venir vers elle.
Les secondes lui semblaient interminablement longues, mais ne pouvant plus se contenir, son corps et son cerveau brûlaient et abandonnant toute bonne résolution, elle le prit par les boutons de sa chemise et le tira vers elle, pour l'embrasser délicatement, ses lèvres frôlant à peine les siennes, puis fuyant vers son cou, son oreille, ses mains se hasardant sur son torse et ses cheveux.
Leur respiration devenait haletante, ils haletaient comme si la vie ne tenait qu'à cela, le temps semblait se figer, et leur plaisir augmentait. Peter la souleva, elle l'enlaça de ses jambes et ils s'embrassèrent encore plus fougueusement, plus sauvagement. L’ascenseur s'arrêta, vacilla légèrement lorsqu'ils heurtèrent le fond de la cabine. Ils tâtonnèrent le long du couloir refusant de se séparer, ou ne pouvant le faire, Peter ouvrit précipitamment la porte de la chambre, la ferma d'un coup de pied, et aida maladroitement Angela à se débarrasser de sa robe, dévoilant une dentelle fine, qui ne faisait qu'embellir ses formes de jeune fille; elle avait toujours affirmé un goût exquis pour le choix de ses sous-vêtements, des pièces affolantes, délicieuses et subtiles, et elle s'en félicita intérieurement.
Leur corps dénudés s'enlacèrent avec amour, tombèrent à la renverse sur le lit, bientôt ses boucles dorées furent défaites, elle sentait son souffle chaud et parfumé contre son cou. Le rêve et la réalité ne faisait qu'un tout d'un coup.
Oui, elle aimait ce type, elle en était folle amoureuse.
Open your chakras
Respirez un bon coup ...
De quoi alimenter vos petits chakras.
Profitez des derniers jours d'hiver et de la merveilleuse Hindi zahra:
Du blues ancestral, un jazz originel, et des vibration orientales.
Que demander de plus !
P.S : La nouvelle bannière est là. (J'avoue, je n'ai fais que recolorer l'ancienne )
15 janvier, 2012
BRACE YOURSELVES ... le blog est de retour.
Vous avez bien lu, je me réconcilie avec la blogosphère, depuis déjà un jour, puisque un peu plus bas vous retrouverez un article tout frais tout récent ..
Une longue absence certes, mais très bénéfique. En un peu plus d'un an j'ai beaucoup changé .. j'ai pris des orientations que je n'aurai jamais cru que j'oserai un jour, j'ai des idées plein la tête, et j'ai hâte, j'ai surtout hâte.
P.S: Notez les petites modifications et nouveautés esthétiques. Qu'on ne dise pas que je ne fais pas d'effort.
Et puis faudrait que je songe sérieusement à mettre à jour mes liens .. j'en ai plein très intéressant.
Une longue absence certes, mais très bénéfique. En un peu plus d'un an j'ai beaucoup changé .. j'ai pris des orientations que je n'aurai jamais cru que j'oserai un jour, j'ai des idées plein la tête, et j'ai hâte, j'ai surtout hâte.
P.S: Notez les petites modifications et nouveautés esthétiques. Qu'on ne dise pas que je ne fais pas d'effort.
Et puis faudrait que je songe sérieusement à mettre à jour mes liens .. j'en ai plein très intéressant.
14 janvier, 2012
Made in Morocco
Avez vous déjà vu un marocain passer à a télé?
Je défis tous les citoyens du monde, tous sans exception, de me faire un speech aussi incroyable que celui du marocain. Aussi poignant, boulversant ... Un speech qui te pousse à reconsidérer le pourquoi du comment de ton existence sur Terre,
Situation 1:
Après un quelconque événement sportif, quand on réalise un sonore, que dit notre marocain à la télé?
D'abord le décor: C'est toujours le monsieur qui essaie d'arracher tant bien que mal le micro des mains du journaliste, derrière, il y a une foule incroyable de gamins à qui il manque une dent ou deux, qui se disputent la petite surface visé par l'objectif de la caméra, ils s'enthousiasment, font des signes et crient les noms de leurs équipes ou athlètes préférés.
".بصراحة كانت مقابلة فالمستوى المنتظر ديال الفريق.. كنتمناو المزيد نشاء الله، أو علاش للا منتأهلوش للبطولة نشاء الله، و الله ينصر سيدنا" -
- "Franchement c'était un match au niveau requis, on espère que ça va continuer, et pourquoi pas être qualifier pour le championnat si dieu le veut bien, et vive sa majesté"
très expressif!
Situation 2:
Pas très différente de la première situation, c'est une interview avec une star sportive (un gagnant dans la plupart des cas, parce que les perdants au Maroc, on ne leur parle pas, on les lynche un moment puis on les oublie)
Toujours le nombre impressionnant de monde derrière, les même gamins qui font les mêmes gestes à la caméra, d'autres plus vieux, tout aussi excité que les gamins, confirment les paroles du sportif avec un geste d'approbation de la tête
Et puis il y’a ceux qui passent; cette catégorie j’en ai vu nulle part, mais alors NULLE PART but in Morocco (oui c'est de l'anglais), tenez vous bien: c’est des hommes, qui passent, qui font un bisou au gagnant et qui se barrent l'air de rien … des fois on lui tape sur l’épaule on fait un signe du pouce pour la télé et on se casse …
Why, how … vas comprendre. Moi j'abandonne.
Le contenu des témoignages quant à lui laisse franchement à désirer, des pseudos-déclaration qui reviennent pourtant la plupart du temps :
« كنشتكرو الطاقم التقني »
-"on remercie le staff technique"
Quand on tourne la Star Ac' je peux comprendre mais quand c’est un reportage avec UN journaliste-stagiaire et UN cameraman qui tient sa caméra d'une main et de l'autre son sandwich poulet-mayo, alors là je demande à voir le soit-disant staff.
Situation 3:
Cette fois le reportage se passe chez une famille.
Qu'il s'agisse d'un témoignage pour le journal télévisé ou pour une émission quelconque, dés qu’il y a la télé qui débarque, c'est jour de fête : on invite toute la famille et la famille de la famille, donc on se trouve avec les grands parents, les cousins au troisième degré, les oncles, les voisins et l'épicier du coin (ne sous-estimez pas la profondeur de la relation qui lie chaque famille à l'épicier du quartier). Tous souriant sagement dans un salon de 12m², assis autour de la même table ronde à regarder la télé, 2M quand c’est un reportage sur 2M et Al Oula bien sûr quand c’est sur Al Oula.
Le décor est le plus basique cliché d'un salon marocain, tapissé avec un carrelage faux-beldi coloré jusqu'au plafond, au milieu, bien sûr la table circulaire pleine de plats bien marocains : M'semen, ghriba behla, beghrir, berrad dial attay ou zid ou zid..* sans oublier la mythique "kika" (ou cake si vous préférez) trouée au mileu, c'est à croire que tous les marocains ont le même moule à cake avec un trou au milieu. Bien sur tout autour, c'est la joyeuse tribu, à l'étroit, le sourire plus large que le diamètre de la table.
Le papa est toujours en première vue, il ne parle pas trop au micro, mais est bien présent , une sorte de présence réconfortante suprême, une aura de pouvoir; et la maman ou la tante (une femme lmouhim) qui bavarde dans tous les sens.
Conclusion: Au Maroc, les hommes manipulent, les femmes papotent, et tout le monde mange !
Un autre point très important: Les marocains adorent utiliser des mots très sophistiqués et des tournures littéraire avec un arabe classique, limite mexicain; même quand on parle Tomates.
في إطار الشراكة و التعاون المتبادل ما بين دول الشمال و دول الجنوب في ظل سياسة موضوعية مبنية على التضامن و المسؤولية المتحكم فيها
C’est une phrase qui peut durer une éternité et peut-être adapter à tous les sujets. (dans le cadre de la coopération entre les pays du nord et les pays du sud, à l’ombre d’une politique raisonnable, bâtie sur la solidarité et la prise de responsabilité…).
Mes préférés sont les reportages sur la situation économique ou politique, nationale et internationale, vu par ce qu’on se force à appeler « L’homme de la rue » le marocain lambda.
Je le dis très franchement, je suis incroyablement épatée par le niveau d’analyse de ces gens, les marocains en villes ou dans les campagnes, instruis ou pas, ils regardent la télé, lisent les journaux, écoutent la radio. Ils cherchent l'info.
De vrais petits bergagas, ils sont au courant de tout ce qui se passe dans le monde, et l’approchent avec un œil très critique
Ils ne sont jamais contents ils n’avalent pas tout ce qu’on leur offre, ils n'ont pas toujours raison. Et parlent un peu n'importe comment.
Pour moi c'est comparable à l'effet d'un dubstep: tu n'es pas très sur de ce que tu viens d'écouter, si c'est vraiment de la musique ou pas, mais ça te heurte,
C'est dangereux un marocain avec un journal, il parle de tout, il sait tout et a un avis sur tout!
Grand sauveur du pays, schizophrène en son temps libre, et ingénu philosophe, dont la doctrine est que les Etats Unis c'est le grand méchant et les algériens les jaloux
Il voit des complots partout, croit dur comme fer qu'il a un puits de pétrole sous les pieds, que le gouvernement refuse de lui donner du travail pour le plaisir, qu'il aurait été heureux en Suède, ou zid ou zid*.
Be proud.
| Si tu te demandes ce que fais la photo du Guerrab ici .. moi aussi. |
* : suivez les épisodes de choumicha
15 avril, 2011
petits monstres
A chaque fois que c'est violent entre moi et ma soeur ce ne sont pas nos mains que l'on utilise mais plutôt
N.B: Ce post est destiné à un public jeune, pour une version adulte prenez la liberté d'inclure deux ou trois noms d'oiseaux
01 octobre, 2010
Confessions d'une bizutée
C'est la souffrante en moi qui s'exprime aujourd'hui, celle dont la dignité a été piétinée, celle qui a l'impression d'être une sous-merde, classée plus bas à l'échelle de la dignité que toute la famille Kardashian , mais c'est aussi l'assoiffée de vengeance en moi, la rageuse contre ceux qui font la loi pendant un jour: LES ANCIENS.
*bande-son dramatique*
Retour sur les détails, j'ai réussi mon concours, j'ai fais mes preuves, c'est bon, les gens me doivent un minimum de respect quand même.
FAUX.
En me rendant ce matin là à -ma nouvelle- école, avec l'intention de prendre part -dignement- aux cérémonies de la semaine d'intégration, je ne me doutais pas que j'allais être "l'objet" de la dite cérémonie, loin de moi était l'idée qu'on ferait de moi un spectacle.
J'aurais dû pourtant m'en douter, j'aurais dû savoir que quelque chose se tramait.
Il faut avouer qu'un message la veille sur facebook vous invitant galamment à prendre part à une conférence de bienvenue animée par le prestigieux et très notoire professeur "M. Bzioui" (Bzioui, bisuté ... faites le rapport bon sang) est un élément plus que révélateur.
Pour honorer la tradition, faisons souffrir les bizuts !
Rien de bien méchant pourtant, de la boue, de la saleté, des pieds nus et de l'eau crasseuse, ça va, on peut y survivre. Ils suffit de leur faire plaisir, donner l'impression de souffrir, baisser docilement la tête, obéir aux ordres et ne pas protester ...
Il suffit d'apprécier quand quelqu'un te mets des doses généreuses de maquillage bon marché qui pue affreusement le Made in china sur le visage pour faire le tour du campus avec écrit en gros sur ton front "je me masturbe sur du Justin Bieber et j'aime ça" et prier assez fort pour que ça ne finisse pas en une horrible allergie (t'imagines un peu, on t'appellera face de Gobul dès ton premier jour)
Et puis attention, ceux qui ont la langue un peu trop pendante qui s'obstinent à refuser, l'air de dire :"nan mého ? tu m'as vu hein ? moi faire des pompes ? pff... les seules pompes que je connais c'est celle de Jimmy Choo ... nan mais allo"
eh bien ... on les réserve aux:
*bande-son dramatique bis*
*long silence pour le suspense*
*encore du silence*
GARS DU TRAITEMENT SPECIAL
Rien ne les arrête ceux là, ils sont prêts au meurtre, ou pire: te courir après alors que t'as l'air d'un coquelet en phase terminale de déplumage.
Bref, Ce qu'il faut tirer de cette histoire, les anciens c'est des vrais pédés, tu as 18 ans et t'es vacciné oui mais tu vas quand même aller chercher la baballe, et surtout y'a des jours où il vaut mieux, rester chez soi.
Dernière chose, n'oubliez jamais votre souffrance, laissez là croître dans vos coeurs, l'année prochaine vous leur ferez leur fête à ces morveux de la 1ère année *rire diabolique pas très réussi*
14 septembre, 2010
Ne me remerciez surtout pas
Mise à jour :
vous trouverez dans mes liens de nouvelles adresses intéressantes, la plupart d'entre elles j'aurai dû les ajoutez y a longtemps mais bon...
04 août, 2010
Le 4 août... nous sommes le 4 août: plus pour longtemps le ramadan.
J'ai des sueurs dans le dos rien qu'à imaginer ramadan et Août dans la même phrase...
Et comme si les problèmes caniculaires ne suffisaient pas, il faudra aussi supporter les programmes télés, mais moi comme je suis une bonne citoyenne, modèle et respectueuse, alors, j'encourage la production marocaine, aussi piètre soit-elle afin qu'elle puisse aller de l'avant.
Non, en fait ça c'est juste un canular, une sorte de poisson d'avril en début d'Août si vous voulez; tout ce que je demande c'est de ne pas endurer d'autres souffrances d'un autre genre après mon Ftour, à savoir les programmes télés.
Je les vois encore entrain de divilguer les clichés les plus prévisibles, les plus nuls et les moins drôles, car oui avouons-le: toi et moi en avons marre de les voir imiter un Aâroubi ou un chelh, faisant comme si l'un était un arriéré, horrible et grossier et l'autre un petit avare et rusé avec un accent ridicule.
Je sais internaute au coeur si mou, tous les programmes ne sont pas si mauvais que ça... ! Tiens par exemple il y a eu ce sitcom.. heu.. non,attend plutôt celui qui passait sur la chaîne.. ben ouais celui là aussi était médiocre, l'année d'avant y avait pourtant .. ah il est pas marocain celui là ? Que dis tu? il parlaient anglais ? et alors ? nous sommes tous citoyens du monde que je saches

Mais attend! il n'y a pas que la télé pendant le ramadan, il y a aussi les chhiwates.
a en voir la table du ftour du peuple marocain on croirait qu'il passe le reste de l'année à se ravitailler pour tout faire sortir le moment venu.
Ah.. je te vois d'ici internaute gourmand, entrain de te lécher les babines rien à la pensée de cette belle tablée pleine de mets et de délices, des saveurs incroyables et d'épices exaltantes...et la famille tout autour rassemblée heureuse et sereine prête à ... bouffer!
La sadique que je suis te torture avec cette photo.
Bouffer, s'empriffrer, dévorer, bâfrer, gloutonner... tout ce qu tu voudras, du moment que le but et de se remplir le bide le plus rapidement possible et au maximum. Triste vérité, le Ftour est synonyme d'empiffrement aussi; donc c'est raté pour ceux qui comptait sur le ramadan pour perdre quelques kilos en trop.
Assez de blabla.. je t'abondonne ici internaute, je te donne rendez-vous pour bientôt, maintenant il y a les derniers épisodes Heroes qui m'appellent.
Âwacher mbrouka et ramdane moubarak saïd!
29 juillet, 2010
Les incroyables galères de la Famille: Le fiancé
DRIIING...DRIIING!!!
-Tilifouuuune !
De devant sa télé, Papa crie, alors qu'il aurait pu tendre la main pour déccrocher.
Le bruit des pas de quelqu'un qui cours un peu maladroitement, se cogne légèrement contre un petit vase le rattrape, puis se jette sur le combiné tel un lion sur sa proie.
-Allooo! fit Junior.
-Allo?? Mais c'est mon petit chéri qui manque tant à sa grand-mèèèère! Comment vas-tu mon chou? Tu fais bien tes devoirs chaque soir? Tu manges bien? Comment ça tu manges à la cantine? ta fainéante de mère n'est même pas capable de te préparer à manger? Passe la moi mon chéri j'ai à lui parler.
Junior dépose le combiné puis de toutes la force de ses poumons, il crie:
-Mmaaaaaaaaan !
Papa, déconcentré de son match lui jette un regard noir avant de protester: "Qu'est ce qui te prend de crier comme ça ? Et puis c'est qui déjà au téléphone ?
-C'est Mamie.
Maman s'empare du téléphone: "Allô? Oui Lhajja... Labass (ça va bien). et toi? Et Lhaj? Il va bien? Que dis-tu? ah, il suit un régime...oui, je vois, Non bien sûr... Ah, elle t'as appelée, tant mieux alors, oui, oui je comprend que vous étiez inquiète, Qui ça? Aziza? Cela fait longtemps que je n'ai pas eu de ses nouvelles. Non ... vraiment... oui.. je tâcherai de le lui dire. Et Souad alors? Ah elle a eu le...? Aha... oui..oui..bien sûr. Nooon...! Soukaina? La fille de la voisine à Houda yak ? Je n'y crois pas! Comment ça son mari lui a offert une nouvelle voiture?
Le mien est un bon à rien, désolée Lhajja mais ton fils ne fait que dormir, manger et fulminer à longueur de journée (coup d'oeil très significatif en direction du dit fils) Non, voyons ne t'inquiète pas.. non, non je n'en parlerai pas.. pas un seul mot... mais oui !
La discussion s'étala ainsi, après Aziza et Soukaina ce fut le tour de Kenza qui a accouchée d'un garçon, mais le meskine, il a le nez de travers (selon Lhajja toujours), ensuite celui de Allal l'épicier qui a eu le malheur de vendre à Lhajja des conserves presque périmées, puis Faiza, Zineb et enfin Omar mais Maman ne capta de leurs tracas que quelques bribes incohérentes. Il fallut une demi-heure à Lhajja pour entrer dans le vif du sujet, c'est à dire la raison précise de son appel:
-J'allais presque oublier (mon œil oui !) : demain vous déjeunerez chez nous d'accord ? Il y aura le futur mari de fille-chérie (la cadette de Lhajja et la belle soeur de Maman par la même occasion), c'est pour faire connaissance avec la famille tu vois? Espérons que celui-là sera le bon.
Bon soyez là demain à midi pile et ammenez les enfants, et aussi le service à thé en porcelaine, celui que je vous ai donnée comme cadeau de mariage tu te rappelles?
Puis ce fut de nouveau une série de formules de politesses interminables avant que Maman ne puisse enfin raccrocher.
-c'est pas trop tôt? le match est fini et j'ai raté tous les buts. de quoi il s'agissait ?
-Fille-chérie amène son copain à la maison, j'imagine que les fiançailles seront pour bientôt, il veulent rencontrer le futur époux.
-C'est qui celui-là encore?
-Tu le connais bien, celui qui ressemble vaguement à un Mohammed Eljem sans moustache avec le nez de Sarko.
Ils gloussèrent tous les deux.
-Ah, oui, je vois. dit Papa dans une tentative inutile d'échapper à l'image du futur prétendant. Mais alors dans ce cas c'est sérieux?
Maman se contenta de hausser les épaules, l'air de dire "tu connais ta soeur..." avant de quitter la pièce.
Papa un peu sceptique, préféra se concentrer de nouveau sur son téléviseur.
___________________________
-Maaaamiiie !
Junior se jeta dans les bras de sa grand-mère, elle l'enlaça puis lui jeta un regard de reproche: qu'est ce qu'on avait dit petit-bout d'chou?? je suis ta Lalla, et plus jamais de ces expressions de colons que l'on t'apprend à l'école!
- Oui mamie, heu... Lalla !
L'intérieur de la maison ressemblait à un cirque, même le clown était là: Tonton avait mis sur sa tête le slip du petit-cousin et faisait des grimaces incroyables, la meilleure était celle où il faisait frémir sa moustache courte en plissant le nez et et en louchant des yeux, les gamins qui assistaient au spectacle se tordaient de rire.
Le salon était plus ou moins silencieux avec Lhajj allongé le long du seddari (un canapé si vous préférez version marocaine) de temps en temps il lançait un petit grognement accompagné d'un regard peu amène en direction de ses petits-fils; mais vous imaginez bien si les enfants allaient faire moins de bruit pour autant!
Bientôt toute la famille fut rassemblé autour de la table même fille-chérie était là, rayonnante dans sa jolie robe d'été fleurie (Oui mais pas tant que ça pensa Maman) son jeune ami très anxieux, ne cessait de s'éponger le front et de tirer sur sa cravate (d'accord il faisait chaud), il ne mangeait pas assez non plus, malgré les invitations insistantes de Lhajja "Kouul a weldi kouuul, daba yebred lik!" (mange mon fils, mange, ça va refroidir)
Le pauvre ! il devait se sentir incroyablement gêné assis au centre d'une famille aussi excentrique et bruyante qui le soumettait aux rayons X. Il regardait le poulet farci au citron confit posé juste devant lui, une nausée s'emparait de lui.
A partir de ce moment là, il aurait été absolument impossible de suivre les évènement qui succédèrent, tout ce qui a pu être noté c'est que le jeune homme se releva rapidement s'empressa de quitter la table sous l'œil désapprobateur des autres assistants.
Dans sa hâte de gagner les toilettes il trébucha sur un vase chinois posé à même le sol dans le hall.
Un bruit de porcelaine brisée arracha une horrible plainte à Lhajja, ( Allah Allah, mon vase ! ) qui la main sur le cœur s'empressa d'évaluer les dégâts, le malheureux se lança dans une séries d'excuses pour la plupart incompréhensibles.
Bientôt toute la famille fut là, Lhajj et Tonton essayant de réconforter Lhajja au sujet du défunt vase chinois, fille-chérie choquée se contentait de les regarder chacun à leur tour: Lhajja, le vase et son Chuck Norris.
Celui ci ne tarda à ressentir sa nausée le reprendre, d'un mouvement maladroit il essaya de regagner la salle de bain, trébucha sur ses propres jambes puis se releva tant bien que mal la main toujours sur la bouche, il regarda à droite et à gauche, se rendit compte qu'il ne savait pas où étaient les toilettes, et tous ces visages qui le regardaient étrangement le firent sentir encore plus mal, fille-chérie finit par intervenir, le pris par le bras et le traîna vers les W.C.
Le spectacle aurait pu parraître drôle, mais personne n'osait vraiment rire sauf peut-être Tonton qui laissait échapper de temps en temps de petits hoquets.
Une demie-heure plus tard, le maladif s'empressait de quitter la maison, au pas de course, les appels de fille-chérie n'y faisant rien.
-Laisse, laisse ma chérie,lui conseilla Lhajja, après tout il n'est ni le premier ni le dernier à s'enfuir tu te rappelles de celui qui sorti avec une chaussure de moins ? Cendrillon ou safi !
-Moi je dis toujours que c'est la cuisine de Lhajja qui les fais fuir! (chuchota Tonton en douce à Papa)
-Ou ta moustache, va savoir, lui répondit Papa.
-Tilifouuuune !
De devant sa télé, Papa crie, alors qu'il aurait pu tendre la main pour déccrocher.
Le bruit des pas de quelqu'un qui cours un peu maladroitement, se cogne légèrement contre un petit vase le rattrape, puis se jette sur le combiné tel un lion sur sa proie.
-Allooo! fit Junior.
-Allo?? Mais c'est mon petit chéri qui manque tant à sa grand-mèèèère! Comment vas-tu mon chou? Tu fais bien tes devoirs chaque soir? Tu manges bien? Comment ça tu manges à la cantine? ta fainéante de mère n'est même pas capable de te préparer à manger? Passe la moi mon chéri j'ai à lui parler.
Junior dépose le combiné puis de toutes la force de ses poumons, il crie:
-Mmaaaaaaaaan !
Papa, déconcentré de son match lui jette un regard noir avant de protester: "Qu'est ce qui te prend de crier comme ça ? Et puis c'est qui déjà au téléphone ?
-C'est Mamie.
Maman s'empare du téléphone: "Allô? Oui Lhajja... Labass (ça va bien). et toi? Et Lhaj? Il va bien? Que dis-tu? ah, il suit un régime...oui, je vois, Non bien sûr... Ah, elle t'as appelée, tant mieux alors, oui, oui je comprend que vous étiez inquiète, Qui ça? Aziza? Cela fait longtemps que je n'ai pas eu de ses nouvelles. Non ... vraiment... oui.. je tâcherai de le lui dire. Et Souad alors? Ah elle a eu le...? Aha... oui..oui..bien sûr. Nooon...! Soukaina? La fille de la voisine à Houda yak ? Je n'y crois pas! Comment ça son mari lui a offert une nouvelle voiture?
Le mien est un bon à rien, désolée Lhajja mais ton fils ne fait que dormir, manger et fulminer à longueur de journée (coup d'oeil très significatif en direction du dit fils) Non, voyons ne t'inquiète pas.. non, non je n'en parlerai pas.. pas un seul mot... mais oui !
La discussion s'étala ainsi, après Aziza et Soukaina ce fut le tour de Kenza qui a accouchée d'un garçon, mais le meskine, il a le nez de travers (selon Lhajja toujours), ensuite celui de Allal l'épicier qui a eu le malheur de vendre à Lhajja des conserves presque périmées, puis Faiza, Zineb et enfin Omar mais Maman ne capta de leurs tracas que quelques bribes incohérentes. Il fallut une demi-heure à Lhajja pour entrer dans le vif du sujet, c'est à dire la raison précise de son appel:
-J'allais presque oublier (mon œil oui !) : demain vous déjeunerez chez nous d'accord ? Il y aura le futur mari de fille-chérie (la cadette de Lhajja et la belle soeur de Maman par la même occasion), c'est pour faire connaissance avec la famille tu vois? Espérons que celui-là sera le bon.
Bon soyez là demain à midi pile et ammenez les enfants, et aussi le service à thé en porcelaine, celui que je vous ai donnée comme cadeau de mariage tu te rappelles?
Puis ce fut de nouveau une série de formules de politesses interminables avant que Maman ne puisse enfin raccrocher.
-c'est pas trop tôt? le match est fini et j'ai raté tous les buts. de quoi il s'agissait ?
-Fille-chérie amène son copain à la maison, j'imagine que les fiançailles seront pour bientôt, il veulent rencontrer le futur époux.
-C'est qui celui-là encore?
-Tu le connais bien, celui qui ressemble vaguement à un Mohammed Eljem sans moustache avec le nez de Sarko.
Ils gloussèrent tous les deux.
-Ah, oui, je vois. dit Papa dans une tentative inutile d'échapper à l'image du futur prétendant. Mais alors dans ce cas c'est sérieux?
Maman se contenta de hausser les épaules, l'air de dire "tu connais ta soeur..." avant de quitter la pièce.
Papa un peu sceptique, préféra se concentrer de nouveau sur son téléviseur.
___________________________
-Maaaamiiie !
Junior se jeta dans les bras de sa grand-mère, elle l'enlaça puis lui jeta un regard de reproche: qu'est ce qu'on avait dit petit-bout d'chou?? je suis ta Lalla, et plus jamais de ces expressions de colons que l'on t'apprend à l'école!
- Oui mamie, heu... Lalla !
L'intérieur de la maison ressemblait à un cirque, même le clown était là: Tonton avait mis sur sa tête le slip du petit-cousin et faisait des grimaces incroyables, la meilleure était celle où il faisait frémir sa moustache courte en plissant le nez et et en louchant des yeux, les gamins qui assistaient au spectacle se tordaient de rire.
Le salon était plus ou moins silencieux avec Lhajj allongé le long du seddari (un canapé si vous préférez version marocaine) de temps en temps il lançait un petit grognement accompagné d'un regard peu amène en direction de ses petits-fils; mais vous imaginez bien si les enfants allaient faire moins de bruit pour autant!
Bientôt toute la famille fut rassemblé autour de la table même fille-chérie était là, rayonnante dans sa jolie robe d'été fleurie (Oui mais pas tant que ça pensa Maman) son jeune ami très anxieux, ne cessait de s'éponger le front et de tirer sur sa cravate (d'accord il faisait chaud), il ne mangeait pas assez non plus, malgré les invitations insistantes de Lhajja "Kouul a weldi kouuul, daba yebred lik!" (mange mon fils, mange, ça va refroidir)
Le pauvre ! il devait se sentir incroyablement gêné assis au centre d'une famille aussi excentrique et bruyante qui le soumettait aux rayons X. Il regardait le poulet farci au citron confit posé juste devant lui, une nausée s'emparait de lui.
A partir de ce moment là, il aurait été absolument impossible de suivre les évènement qui succédèrent, tout ce qui a pu être noté c'est que le jeune homme se releva rapidement s'empressa de quitter la table sous l'œil désapprobateur des autres assistants.
Dans sa hâte de gagner les toilettes il trébucha sur un vase chinois posé à même le sol dans le hall.
Un bruit de porcelaine brisée arracha une horrible plainte à Lhajja, ( Allah Allah, mon vase ! ) qui la main sur le cœur s'empressa d'évaluer les dégâts, le malheureux se lança dans une séries d'excuses pour la plupart incompréhensibles.
Bientôt toute la famille fut là, Lhajj et Tonton essayant de réconforter Lhajja au sujet du défunt vase chinois, fille-chérie choquée se contentait de les regarder chacun à leur tour: Lhajja, le vase et son Chuck Norris.
Celui ci ne tarda à ressentir sa nausée le reprendre, d'un mouvement maladroit il essaya de regagner la salle de bain, trébucha sur ses propres jambes puis se releva tant bien que mal la main toujours sur la bouche, il regarda à droite et à gauche, se rendit compte qu'il ne savait pas où étaient les toilettes, et tous ces visages qui le regardaient étrangement le firent sentir encore plus mal, fille-chérie finit par intervenir, le pris par le bras et le traîna vers les W.C.
Le spectacle aurait pu parraître drôle, mais personne n'osait vraiment rire sauf peut-être Tonton qui laissait échapper de temps en temps de petits hoquets.
Une demie-heure plus tard, le maladif s'empressait de quitter la maison, au pas de course, les appels de fille-chérie n'y faisant rien.
-Laisse, laisse ma chérie,lui conseilla Lhajja, après tout il n'est ni le premier ni le dernier à s'enfuir tu te rappelles de celui qui sorti avec une chaussure de moins ? Cendrillon ou safi !
-Moi je dis toujours que c'est la cuisine de Lhajja qui les fais fuir! (chuchota Tonton en douce à Papa)
-Ou ta moustache, va savoir, lui répondit Papa.
19 juillet, 2010
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