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25 mai, 2014

A celle qui m'a pris ma glace

Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé ne serait pas purement fortuite (Mes excuses à Hassan, c'est un chic type).
Ce billet n'est pas sponsorisé par Haagen Daz

Un petit billet rapide à l'adresse de celle qui a pris le dernier Haagen Daz caramel speculoos de la Superette de Hassan sur le boulevard Anoual de Casablanca.
Je dis "celle" parce que je sais que tu es un XX, que tu as des problèmes de poids et de coeur, que tu es le genre de filles qui peut sortir en combo jogging-tongs, et que tu t'es surement dit "meh pourquoi pas un Haagen Daz avant (ou après) le couscous du vendredi."

Je veux que tout mon lectorat se regarde dans une glace et qu'il se demande si oui ou non il répond aux critères précités. Si tu te retrouve dans cette description et que tu as le bide plein de lactose, sache internaute, que tu as pris mon Haagen Daz, que je le sais et que je suis bien en colère.

Je vous explique pourquoi, c'est un peu le but du billet.
Je suis énervé contre Hassan le gérant de la supérette, parce qu'il a des Haagen Daz une fois tous les siècles, et que je lui ai demandé des années lumières (hyperbole) avant et qu'il m'a répondu :

"فوندرودي نشاء الله أَ مادموازيل"

"Vendredi j'en aurai mademoiselle"

Donc ce matin (vendredi) j'arrive tout sourire, l'air sereine, et le coeur qui fait des boum boum joyeux, Hassan, ce vicieux, me contre-attaque avec un sourire encore plus large que le mien quand je lui demande mon graal :   " !مابقاش" "y'en a plus!"

Hein ? Que ? Quoi ? Kifach ? (J'ai même dit des choses en Amazigh)

Sachez que j'étais vraiment, vraiment, énervée, genre au point que j'avais des gros mots sur le bout de la langue et des fourmis dans le corps. (heureusement que je me suis rappelé que Hassan était la seule superette du coin et qu'il valait mieux ne pas le contrarier de bon matin.)

Donc voilà Hassan me parle de la demoiselle qui a pris non pas un, non pas deux mais trois Haagen Daz caramel speculoos me laissant pour seul et unique choix les pots à la Fraise.


EST CE QUE J'AI LA TÊTE DE QUELQU'UN QUI PREND DES POTS A LA FRAISE ?

Pourquoi ne pas aller en chercher ailleurs, me direz-vous? Quel est le secret de cette loyauté inconditionnelle pour la supérette de Hassan ?
Mais internaute, on est vendredi à midi, à l'heure de la prière, il fait chaud à en suer du sang.

(et puis si j'allais en chercher ailleurs tout aurait été trop facile et pas besoin d'en écrire un billet finalement).

Revenons à la partie où j'ai été énervée donc, et je m'adresse à celle qui a pris les pots Haagen Daz caramel speculoos :
j'ai presque autant de haine pour toi que pour la grosse truie qui a pété pendant le cours de gym de la semaine dernière.
J'ai presque autant de haine pour toi que j'ai envie de te démonter la gueule avec une paire de 16cm.
J'ai presque autant de haine pour toi que je voudrais que Kim et Kanye t'adoptent.
J'ai presque autant de haine pour toi que pour le chat du voisin qui crache à chaque fois qu'il me voit, d'ailleurs j'ai autant de haine pour vous deux que je voudrais vous voir rejoinde le cast de Happy Tree Friend et finir dans un broyeur. 

Voilà. Je vous laisse, j'ai besoin d'une séance de Yoga Vinyasa pour ouvrir mes chakras. Namasté.

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Au moment où je publie ce billet (dimanche donc) j'ai réussi à avoir ma glace, je suis contente et en paix avec moi-même, merci de ne pas vous inquiéter pour ma santé.

02 février, 2012

7th sky


Du haut de ses 12 cm de talons aiguilles, Angela, à mesure qu'elle descendait la grand-rue, attirait tous les regards, hommes et femmes se retournaient pour suivre le mouvement de ses longues jambes fuselées dévoilées par la robe légère, fluide, d'une couleur saumon qu'elle portait, faisant de cette journée de Mars où le soleil a timidement pointé son nez, une journée officiellement printanière.
Elle franchit la porte marbrée, l'endroit était quasiment vide, normal, à cette heure de l'après-midi. D'une démarche sûre, qui lui était particulière, elle s'avança vers le bar et commanda une boisson, histoire de l'aider à patienter.

Son corps réagissait bizarrement à l'idée de le rencontrer, et, l'alcool n'aidant pas, des idées folles, perverses ( je vous l'accorde) lui traversaient l'esprit.
Jamais elle ne s'était sentie aussi nerveuse par rapport à un homme, et des hommes elle en a vu un tas, mais elle se disait que Peter n'était sans doute pas n'importe lequel.
Si elle avait été le genre de filles à croire aux romans à l'eau de rose, aux bons vieux happy ending, le genre à pleurer devant "Cold Mountain", elle aurait crié que c'était le bon, le seul, l'unique..

On murmura à son oreille, une sueur froide lui traversa le dos, Peter lui prit la main, déposa un léger baiser sur sa joue, sa barbe de trois jours lui caressa délicieusement la peau, et il l'invita à le suivre. Le sourire aux lèvres, elle abandonna son verre.
Ils se hâtèrent vers leur sanctuaire, là où ils s'étaient rencontrés pour la première fois, un petit hôtel sur une rue adjacente au boulevard, un endroit tranquille, chic mais discret, non loin de l'agitation de la ville. Le type d'endroit que ni l'un ni l'autre ne fréquentait d'habitude; Jeunes, beaux et fêtard comme ils l'étaient, s’adonnant à la vie nocturne de Manhattan sans modération, c'était plutôt dans des endroits comme "The Drink" qu'on pourrait les croiser.

L'attente devant l’ascenseur semblait interminable pour Angela. Leurs mains toujours liées, elle le dévorait des yeux, le toisant sous tous les angles. Les idées se bousculaient dans sa tête. Elle avait incroyablement envie de lui...  lui faire l'amour comme elle ne l'avait jamais fait avant. Ils échangèrent un regard, et c'est là, au moment où ses yeux plongèrent dans les siens qu'elle comprit qu'ils étaient tous les deux sur la même longueur d'ondes.

L'ascenseur s'ouvrit, Peter pressa le numéro de l'étage et l'engin entreprit son ascension. Les numéros se bousculaient dans sa tête et Angela se concentrait à peine, elle sentait son eau de Cologne lui caresser les narines, éveiller ses sens, étourdie, elle éprouvait une difficulté à tenir la promesse qu'elle s'était faite: ne pas brusquer les choses, le laisser venir vers elle.
Les secondes lui semblaient interminablement longues, mais ne pouvant plus se contenir, son corps et son cerveau brûlaient et abandonnant toute bonne résolution, elle le prit par les boutons de sa chemise et le tira vers elle, pour l'embrasser délicatement, ses lèvres frôlant à peine les siennes, puis fuyant vers son cou, son oreille, ses mains se hasardant sur son torse et ses cheveux.

Leur respiration devenait haletante, ils haletaient comme si la vie ne tenait qu'à cela, le temps semblait se figer, et leur plaisir augmentait. Peter la souleva, elle l'enlaça de ses jambes et ils s'embrassèrent encore plus fougueusement, plus sauvagement. L’ascenseur s'arrêta, vacilla légèrement lorsqu'ils heurtèrent le fond de la cabine. Ils tâtonnèrent le long du couloir refusant de se séparer, ou ne pouvant le faire, Peter ouvrit précipitamment la porte de la chambre, la ferma d'un coup de pied, et aida maladroitement Angela à se débarrasser de sa robe, dévoilant une dentelle fine, qui ne faisait qu'embellir ses formes de jeune fille; elle avait toujours affirmé un goût exquis pour le choix de ses sous-vêtements, des pièces affolantes, délicieuses et subtiles, et elle s'en félicita intérieurement.

Leur corps dénudés s'enlacèrent avec amour, tombèrent à la renverse sur le lit, bientôt ses boucles dorées furent défaites, elle sentait son souffle chaud et parfumé contre son cou. Le rêve et la réalité ne faisait qu'un tout d'un coup.

Oui, elle aimait ce type, elle en était folle amoureuse.