Si j'étais un garçon, je serai grand et fort. Je serai fier aussi mais personne ne m'en voudra parce que justement je serai un garçon.
je rentrerai tard le soir et on ne me posera pas de questions, plus jamais de ces "t'étais où et avec qui ?" ou encore de "ch7al f sa3a daba?"; je ne frôlerai pas la crise de nerfs parce qu'il est 22h passée, que je suis seul et que les rues se vident, je n'aurai pas peur du mec suspect qui traverse de l'autre côté ni de l'ivrogne qui pue la Spéciale. Je n'embêterai pas non plus les filles, mais je saurai leur parler, je n'aurai surement pas l'air d'un pauvre con pervers et obsédé.
Je n'aurai pas peur des insectes et autres petites bêtes, j'irai les écraser avec bravoure, j'écouterai le petit "crash" que ça fait, et j'éprouverai un plaisir sadique. Quand quelqu'un m'énervera j'irai lui coller un bon coup de poing dans la gueule, ponctué par un beau juron et personne ne dira "ce n'est pas joli". Je taperai fort parce que je le pourrai. J'aurais un joli côté macho.
Si j'étais un garçon, je dirai ce que je penserai, spontanément, de façon crue et sans trop y penser et je n'attendrai pas que l'on me donne le droit à l'expression qu'on me comprenne ou qu'on me montre mes droits. Je serai maître de ma personne et personne ne décidera pour moi.
J'aurai ma vie devant moi, des choix à faire et je serai celui que je voudrai.
Je n'aurais pas peur de tout ce que peuvent penser les autres de moi, je suis l'homme, je n'ai pas à avoir honte, on ne me jugera jamais et je pourrais faire autant de conneries que je voudrais ça ne mènera jamais à des discussions sur l'éthique, Lhchouma et autres.
21 août, 2012
07 août, 2012
Dites moi quelle langue vous parlez, je vous dirais qui vous êtes.
Je suis marocaine, chez moi on parle Darija, mais comme j'ai des origines Chleuh on parle berbère aussi.
A la maternelle j'ai appris mes premiers mots français, je disais goûter, puzzle, vélo et d'autres. Honnêtement, je préférais faire des dessins.
Plus tard j'ai appris à écrire et à lire français et arabe classique, c'était un peu compliqué. Mais j'étais trop jeune pour me plaindre.
Au collège, j'ai eu mes premières leçons d'anglais. J'ai fais l'incroyable découverte de l'American Spirit et tout ce qui vient avec, de quoi faire rêver une classe d'adolescents du tiers monde.
Bientôt je parlais couramment toutes ces langues. J'étais fière.
Bien évidemment l'arabisation du système scolaire voulait qu'à ce stade, je prenne tous mes cours en arabe classique; maths, physique et biologie compris. C'était pas évident.
A l'université ils ont changé d'avis, ils me veulent un enseignement français de haut niveau (parce que l'Arabe ça le fait pas apparemment) . J'ai un peu galéré.
Ils ont aussi jugé bon de me donner des cours d'initiation en espagnol et en allemand. Ça ne m'a pas plu.
Je ne savais plus qui j'étais, si j'étais marocaine tout court ou si mon identité berbère me différenciait des autres. Je ne savais pas si l'arabe classique était ma langue vu que j'étais musulmane ou s'il valait mieux l'abandonner, avouons le, son côté l'empêchait d'évoluer. Je ne savais pas si je vivais toujours sous un protectorat (fictif?) français ou, si j'étais victime d'une mondialisation qui bafouait ma culture et prônait une autre, américaine, totalement étrangère et illusoire. Je ne reconnaissais plus ma langue.
Je lisais des écrivains marocains d'expression française, et je lisais d'autres en arabe et je leur trouvais à tous un aspect indiscret; ils étaient étrangers aux mots qu'ils utilisaient, mal à l'aise et à l'étroit.
Je ne demande pas grand chose, je veux seulement que l'on cesse de jouer les schizophrènes, je ne demanderai pas pourquoi l'Amazigh est désormais inclus dans nos programmes scolaires, ni pourquoi la Darija n'est pas une langue officielle du pays. Je veux seulement que l'on me rende ma langue quelle qu'elle soit.
A la maternelle j'ai appris mes premiers mots français, je disais goûter, puzzle, vélo et d'autres. Honnêtement, je préférais faire des dessins.
Plus tard j'ai appris à écrire et à lire français et arabe classique, c'était un peu compliqué. Mais j'étais trop jeune pour me plaindre.
Au collège, j'ai eu mes premières leçons d'anglais. J'ai fais l'incroyable découverte de l'American Spirit et tout ce qui vient avec, de quoi faire rêver une classe d'adolescents du tiers monde.
Bientôt je parlais couramment toutes ces langues. J'étais fière.
Bien évidemment l'arabisation du système scolaire voulait qu'à ce stade, je prenne tous mes cours en arabe classique; maths, physique et biologie compris. C'était pas évident.
A l'université ils ont changé d'avis, ils me veulent un enseignement français de haut niveau (parce que l'Arabe ça le fait pas apparemment) . J'ai un peu galéré.
Ils ont aussi jugé bon de me donner des cours d'initiation en espagnol et en allemand. Ça ne m'a pas plu.
Je ne savais plus qui j'étais, si j'étais marocaine tout court ou si mon identité berbère me différenciait des autres. Je ne savais pas si l'arabe classique était ma langue vu que j'étais musulmane ou s'il valait mieux l'abandonner, avouons le, son côté l'empêchait d'évoluer. Je ne savais pas si je vivais toujours sous un protectorat (fictif?) français ou, si j'étais victime d'une mondialisation qui bafouait ma culture et prônait une autre, américaine, totalement étrangère et illusoire. Je ne reconnaissais plus ma langue.
Je lisais des écrivains marocains d'expression française, et je lisais d'autres en arabe et je leur trouvais à tous un aspect indiscret; ils étaient étrangers aux mots qu'ils utilisaient, mal à l'aise et à l'étroit.
Je ne demande pas grand chose, je veux seulement que l'on cesse de jouer les schizophrènes, je ne demanderai pas pourquoi l'Amazigh est désormais inclus dans nos programmes scolaires, ni pourquoi la Darija n'est pas une langue officielle du pays. Je veux seulement que l'on me rende ma langue quelle qu'elle soit.
04 août, 2012
Le compost
13 juillet, 2012
Vous êtes ce que vous décidez d'être
"-C'est une fille droite, de bonne famille et elle a un bon travail, dommage qu'elle ne soit pas voilée."
Ce genre de propos m'as toujours laissée perplexe, c'était comme si le Hijab était de nos jours un gage de pureté et de bonne éducation chez la fille.
Cacher ma chevelure, couvrir mon corps, baisser les yeux lorsqu'on m'adresse la parole, tout un protocole pour décrocher le gros lot, le prince charmant, "n9ra fine ayghber n7ass" "la pièce d'argent qui cachera ton bronze". Mais pourquoi donc nier mon identité, refouler mon émancipation pour plaire à une société jalouse et hypocrite, pourquoi devrais-je participer à ce mensonge énorme qui me condamne et condamne ma société, l'emprisonne dans la rétrograde irréfléchie et le conservatisme aveugle.
Mademoiselle, votre corps vous appartient et VOUS décidez de le couvrir ou pas, mais rappelez vous qu'il est là pour vous faire vivre, votre chair, vos veines tout en vous vit; vous avez des yeux, ils sont beaux avec du khôl, ne les cachez pas, ne les baissez pas, ils s'expriment pour vous et ce n'est pas mauvais , vous avez une bouche et vous pouvez parler, vous pouvez dire des conneries on ne vous en voudra pas, parce que, au moins on peut vous entendre. Vous êtes votre corps et ce qu'il en sort, vous êtes ces petits talons que vous osez un jour ou l'autre et que pourtant vous savez que le soir, vous aurez des pieds meurtris, vous êtes ce petit chignon mal en point que vous adoptez un matin où vous êtes trop pressée, vous êtes ces bracelets qui tintent et qui sont un peu trop grands pour vos bras frêles, vous êtes ce régime qui vous tue mais qui vous fais sentir bien devant un miroir, vous êtes tous ces petits détails qui vous font plaisir, vous êtes ce que vous décidez d'être.
Ne vous pliez pas alors à des préceptes, juste parce que c'est ainsi, parce que autrement ça aurait été impossible. Prenez la peine d'être forte, au moins lorsqu'il s'agit de VOUS, prenez la peine de penser, de dire non si vous pensez non, oui si vous pensez oui. Prenez la peine d'être vous, de prouver que vous êtes celle que vous avez décidé d'être et non pas celle qu'ils veulent.
Ce genre de propos m'as toujours laissée perplexe, c'était comme si le Hijab était de nos jours un gage de pureté et de bonne éducation chez la fille.
Cacher ma chevelure, couvrir mon corps, baisser les yeux lorsqu'on m'adresse la parole, tout un protocole pour décrocher le gros lot, le prince charmant, "n9ra fine ayghber n7ass" "la pièce d'argent qui cachera ton bronze". Mais pourquoi donc nier mon identité, refouler mon émancipation pour plaire à une société jalouse et hypocrite, pourquoi devrais-je participer à ce mensonge énorme qui me condamne et condamne ma société, l'emprisonne dans la rétrograde irréfléchie et le conservatisme aveugle.
Mademoiselle, votre corps vous appartient et VOUS décidez de le couvrir ou pas, mais rappelez vous qu'il est là pour vous faire vivre, votre chair, vos veines tout en vous vit; vous avez des yeux, ils sont beaux avec du khôl, ne les cachez pas, ne les baissez pas, ils s'expriment pour vous et ce n'est pas mauvais , vous avez une bouche et vous pouvez parler, vous pouvez dire des conneries on ne vous en voudra pas, parce que, au moins on peut vous entendre. Vous êtes votre corps et ce qu'il en sort, vous êtes ces petits talons que vous osez un jour ou l'autre et que pourtant vous savez que le soir, vous aurez des pieds meurtris, vous êtes ce petit chignon mal en point que vous adoptez un matin où vous êtes trop pressée, vous êtes ces bracelets qui tintent et qui sont un peu trop grands pour vos bras frêles, vous êtes ce régime qui vous tue mais qui vous fais sentir bien devant un miroir, vous êtes tous ces petits détails qui vous font plaisir, vous êtes ce que vous décidez d'être.
Ne vous pliez pas alors à des préceptes, juste parce que c'est ainsi, parce que autrement ça aurait été impossible. Prenez la peine d'être forte, au moins lorsqu'il s'agit de VOUS, prenez la peine de penser, de dire non si vous pensez non, oui si vous pensez oui. Prenez la peine d'être vous, de prouver que vous êtes celle que vous avez décidé d'être et non pas celle qu'ils veulent.
11 juillet, 2012
Everyone has something good.
Pour la note d'humour de cette affiche, car ce n'est pas tous les jours que l'on voit Bieber, Bush et Hitler ensemble.
Non, rien à voir avec le caractère humain, désolée ..
Projecteurs
Je vous ai préparée aujourd'hui, sans ordre précis, une petite sélection de mes spots publicitaires préférés du moment.
1. Des plages de Rio, Sprite fête l'été à sa manière:
2. " Et vous en Yamaha vous faites quoi ?"
3. Une publicité qui passait durant les années 70 au Maroc, voici Palmolive pour son esprit drôle et décalé:
4. Une campagne anti-tabac pour le moins originale et touchante:
5. Nike ou comment réunir Nadal et Ronaldo dans une même vidéo.
6. Un travail artistique hors du commun, il s'agit de la campagne "The world where we live"
1. Des plages de Rio, Sprite fête l'été à sa manière:
2. " Et vous en Yamaha vous faites quoi ?"
3. Une publicité qui passait durant les années 70 au Maroc, voici Palmolive pour son esprit drôle et décalé:
4. Une campagne anti-tabac pour le moins originale et touchante:
5. Nike ou comment réunir Nadal et Ronaldo dans une même vidéo.
6. Un travail artistique hors du commun, il s'agit de la campagne "The world where we live"
03 juillet, 2012
Les incroyables galères de la Famille: Les vacances d'été
Les vacances d'été, le moment de l'année préféré de nous tous : soleil, voyage, baignades et surtout du repos. Pourtant on s'aperçoit vite que ce n'est pas uniquement une partie de plaisir, et quand il s'agit de voyager on se rend vite compte qu'il est parfois très difficile de satisfaire tout le monde.
Notre bonne Famille ne fait pas exception, à quelques jours du grand départ, on est encore indécis quant à la destination, chacun veut faire valoir son propre avis et naturellement n'en n'a rien à faire des idées des autres.
Junior a attendu im-pa-tie-mment ses onze ans pour pouvoir aller en Colonie. Depuis le temps qu'il rêve de jouer au petit explorateur de la montagne (il a acheté tout le kit); mais aussi parce que Nada, sa jolie petite camarde de classe, y va cette année.
Ado lui, refuse obstinément de traîner les parents derrière son dos, il estime qu'à son âge les vacances c'est avec les copains qu'ils faut les passser, ils comptent camper au sud du pays, surfer sur les vagues de l'atlantique, allumer un feu de camp le soir et jouer de la guitare (des trucs cool disait-il).
Maman ne s'est pas encore décidée mais elle n'est pas très sûre que Bébé puisse supporter un long voyage.
Alors que Papa, qui a fait un long (très très long) discours sur l'importance des vacances pour lui, parce qu'il passe les onze autres mois de l'année à travailler ardemment pour leur garantir à tous de quoi manger, qu'il rentre tard le soir et souvent ce n'est pas très calme à la maison, et que des fois, il a vraiment besoin de repos lui aussi. Il croit toutefois en l'importance des moments passés en famille, et comment il devraient profiter de ces vacances pour mieux se rapprocher les uns des autres. Voilà pourquoi il suggère (très démocratique) de se rendre à Bouznika, lieu de la résidence de vacances des Grand-parents.
Finalement, c'est papa qui décide (sérieusement, cela étonne-t-il quelqu'un ?), donc tout le monde se retrouve dans la voiture, valises et bouées dans le coffre.
L'humeur à l'intérieur n'était pas vraiment des meilleures.
Ado faisait la tête à l'arrière, écouteurs bien enfoncés, il trouvait scandaleux que les parents se permettent encore de prendre des décisions pour lui.
Junior, ne disait pas grand chose parce que de toute façon ça l'arrange de retrouver ses petits cousins et en y songeant, il se rappelait aimer le jardin de Bouznika.
Au volant, Papa jubilait à l'idée de vacances gratuites et relaxantes, à côté de lui, Maman semblait sereine, du moins pendant la sieste de Bébé.
L'arrivée fut quelque peu agitée, Junior sautait et criait avec entrain en embrassant tout le monde, Bébé n'a pas vraiment apprécié qu'on l'arrache à son siège-auto, ses cris couvrirent l'enthousiasme de Junior, et Maman ne réussissait pas vraiment à le calmer et ne savait plus où donner de la tête. Lhajj essaya d'aider en prenant Bébé dans ses bras ce dernier lui mordit la joue droite et lui arracha une horrible plainte, Maman récupéra sa progéniture sauvage, se lança dans des excuses auprès de Lhajj, qui préféra les abandonner tous pour une sieste.
Ado menait un combat à main nues contre Lhajja, sa grand-mère qui le couvrait de Bisous, elle s'indigna longtemps sur sa santé, lui recommandant de manger plus de tagines et d'abandonner les fast-food. Papa se retrouva donc seul à traîner les valises à l'intérieur de la maison
La villa quoique qu'elle soit assez grande, on a l'impression qu'on sera bien à l'étroit à l'intérieur: les enfants ne se contentent plus du jardin pour jouer alors ils courent partout dans la maison, jouent avec l'eau du robinet, poussent des cris de Sioux en dévalant les escaliers, laissent des traces de terres et de boues partout, salissent leurs vêtements pour en changer deux fois par jours et refusent, par dessus tout, de ranger leurs affaires.
Ado retrouve deux autres cousins qui sont du même âge que lui alors ça va, ils forment un petit clan aux activités douteuses, ils passent des heures à glander, fulminant et se moquant des cadets. le reste du temps ils s'enferment dans une chambre à l'étage, on les soupçonne sérieusement de parler acné et problèmes de peaux.
Maman passe la majorité de son temps à changer les couches de bébé, le doucher, le peigner, puis le rechanger. Quand bébé dort (enfin) elle bavarde un peu avec sa belle-sœur. Elles parlent de caftans, de service de thé ou des recettes de Choumicha.
Elle grimace devant les tajines de grand-mère (beaucoup de lipides tout ça), se charge de préparer des sandwichs pour les enfants et n'aime surtout pas qu'on réprimande ses enfants à elle.
Papa, lui, est aux anges: il a retrouvé ses frères et ses parents. Lui, il passe son temps à lire le journal, bricoler dans le garage puis à discuter de ce qu'il a lu dans le journal de ce matin avec ses frères et beaux-frères: ils parlent de choses très ennuyeuses; il s'agit surtout de guerres, des prix du baril de pétrole qui flambent et de voitures de luxe.
Junior est souvent content aussi, du moment que tout va bien avec ses cousins, qu'on ne lui casse pas ses jouets ou qu'il ne s'est pas foulé la jambe en faisant des galipettes.
Bébé, lui, ne dit rien du moment qu'il reçoit ses biberons, sa compote de poire et ses deux yaourts par jour.
Bonne vacances
L'humeur à l'intérieur n'était pas vraiment des meilleures.
Ado faisait la tête à l'arrière, écouteurs bien enfoncés, il trouvait scandaleux que les parents se permettent encore de prendre des décisions pour lui.
Junior, ne disait pas grand chose parce que de toute façon ça l'arrange de retrouver ses petits cousins et en y songeant, il se rappelait aimer le jardin de Bouznika.
Au volant, Papa jubilait à l'idée de vacances gratuites et relaxantes, à côté de lui, Maman semblait sereine, du moins pendant la sieste de Bébé.
L'arrivée fut quelque peu agitée, Junior sautait et criait avec entrain en embrassant tout le monde, Bébé n'a pas vraiment apprécié qu'on l'arrache à son siège-auto, ses cris couvrirent l'enthousiasme de Junior, et Maman ne réussissait pas vraiment à le calmer et ne savait plus où donner de la tête. Lhajj essaya d'aider en prenant Bébé dans ses bras ce dernier lui mordit la joue droite et lui arracha une horrible plainte, Maman récupéra sa progéniture sauvage, se lança dans des excuses auprès de Lhajj, qui préféra les abandonner tous pour une sieste.
Ado menait un combat à main nues contre Lhajja, sa grand-mère qui le couvrait de Bisous, elle s'indigna longtemps sur sa santé, lui recommandant de manger plus de tagines et d'abandonner les fast-food. Papa se retrouva donc seul à traîner les valises à l'intérieur de la maison
La villa quoique qu'elle soit assez grande, on a l'impression qu'on sera bien à l'étroit à l'intérieur: les enfants ne se contentent plus du jardin pour jouer alors ils courent partout dans la maison, jouent avec l'eau du robinet, poussent des cris de Sioux en dévalant les escaliers, laissent des traces de terres et de boues partout, salissent leurs vêtements pour en changer deux fois par jours et refusent, par dessus tout, de ranger leurs affaires.
Ado retrouve deux autres cousins qui sont du même âge que lui alors ça va, ils forment un petit clan aux activités douteuses, ils passent des heures à glander, fulminant et se moquant des cadets. le reste du temps ils s'enferment dans une chambre à l'étage, on les soupçonne sérieusement de parler acné et problèmes de peaux.
Maman passe la majorité de son temps à changer les couches de bébé, le doucher, le peigner, puis le rechanger. Quand bébé dort (enfin) elle bavarde un peu avec sa belle-sœur. Elles parlent de caftans, de service de thé ou des recettes de Choumicha.
Elle grimace devant les tajines de grand-mère (beaucoup de lipides tout ça), se charge de préparer des sandwichs pour les enfants et n'aime surtout pas qu'on réprimande ses enfants à elle.
Papa, lui, est aux anges: il a retrouvé ses frères et ses parents. Lui, il passe son temps à lire le journal, bricoler dans le garage puis à discuter de ce qu'il a lu dans le journal de ce matin avec ses frères et beaux-frères: ils parlent de choses très ennuyeuses; il s'agit surtout de guerres, des prix du baril de pétrole qui flambent et de voitures de luxe.
Junior est souvent content aussi, du moment que tout va bien avec ses cousins, qu'on ne lui casse pas ses jouets ou qu'il ne s'est pas foulé la jambe en faisant des galipettes.
Bébé, lui, ne dit rien du moment qu'il reçoit ses biberons, sa compote de poire et ses deux yaourts par jour.
Bonne vacances
29 juin, 2012
Parfum d'orient
Il est 01h15 sur mon horloge de bureau, il fait chaud et je crois que j'ai faim, mais ceci est un autre sujet.
Aujourd'hui (ce soir?) je voudrais vous faire part d'un de mes coups de coeur musicaux.
Ce morceau, je l'ai découvert il n'y a pas très longtemps de cela.
Imaginez un peu la beauté de la création arabe et musulmane, avec un luth ancestral, un jeu oriental on ne peut plus subtil; tous réunis en une seule création.
Une chanson et une fragrance à la fois, au parfums de jasmin et de musc, c'est une invitation au rêve, au voyage à l'amour, mais c'est surtout un hommage aux mères.
Imaginez un peu la beauté de la création arabe et musulmane, avec un luth ancestral, un jeu oriental on ne peut plus subtil; tous réunis en une seule création.
Une chanson et une fragrance à la fois, au parfums de jasmin et de musc, c'est une invitation au rêve, au voyage à l'amour, mais c'est surtout un hommage aux mères.
L'oeuvre d'un génie, Omar Bashir, digne fils du grand Munir Bashir, le grand virtuose Iraquien. Un homme, tenant fièrement son luth, et le maniant avec une justesse incomparable pour en faire ressortir des notes qui frôlent la perfection.
Je pourrais en écrire des lignes et des lignes encore, mais il serait judicieux de vous abondonner ici avec le son de "To my mother" par Omar Bashir.
26 juin, 2012
Minuit 14.
Minuit 14 minutes, ma nuit d'insomnie ne fait que commencer (je suis trop délire moi, je ne dors pas) et c'est sur le son incroyablement hystérique de Cotton Eye Joe que j'écris ce post, imaginez un peu toutes les idées qui me passent par la tête.
Cela fait en effet un bon bout de temps que je n'ai pas publiée quelque chose de "vivant" , un article fait à la va-vite, auquel on ne pense pas trop, où l'on a plus l'impression de parler que d'écrire, j'avoue que pour ce qui est de parler pour ne rien dire, je suis une bonne réference.
Avec l'Euro 2012 qui enthousiasme tous les mâles du coin (je me devais de parler de ça, histoire de pêcher quelques lecteurs perdus. Allez y tapez Euro 2012 sur google vous me trouverez forcément ! ), non pas uniquement pour l'habileté des footballeurs européens, mais aussi pour ce qui du spectacle fort intéressant sur les gradins. Des bombasses, de sacrées bombasses, mesdames et messieurs (surtout messieurs), avec des formes et des décolletés à n'en plus finir, et comme il fait chaud (même en Pologne j'imagine) bonjour les petites tenues ou pas de tenues carrément.
Qu'elles viennent d'Italie, d'Espagne, d'Irlande ou encore d'Ukraine, elles sont toutes magnifiquement belles, de quoi faire aimer le foot aux plus têtus.
D'un autre côté, je ne peux pas rater l'entrée de Facebook en bourse, et tous les cafouillages qui suivirent. Beaucoup de blabla pour un rien si on veut mon avis. Siyed dar lflouss ou 7na malna ! Et puis il s'est marié le bon Zuckerberg, unecharmante petite asiatique, et ils vécurent heureux et eurent (auront ?) beaucoup d'enfants.
Pause. Cotton Eye Joe vient de jouer sa dernière note. J'enchaîne donc, avec I'm a scatman. #mindblow
Pour ce qui est de l'avancement de ce post, vous avez sans doute remarqué que c'est du grand n'importe quoi, en gros je me fout de votre gueule. (Voilà c'est dit)
Bref, Adele (pourquoi du moutarde ?) est enceinte. Apparemment, les vacances lui vont bien ... Elle gagne autant de Grammys qu'elle perd de kilos. CHEERS.
Je suis follement amoureuse de "National Anthem" de Lana Del Rey, elle est un peu extrême dans son genre la dame, mais le clip est juste top.
J'ai également entendu dire que "The Amazing SpiderMan" était nettement meilleur que son précédent, je n'ai pas vérifié, j'avoue, quoique je crois que je préférerais (et de loin) Emma Stone à Kristen Dunst, cette dernière étant un peu trop sage à mon goût. Elle est excellente à faire des films à la Marie Antoinette seulement.
J'ai aussi lu quelque part que le chocolat pourrait disparaître d'ici cinquante ans, en raison du réchauffement climatique (ENCORE LUI? ) et de la dégradation des forêts de cacao. J’espère que c'est une mauvaise blague.
J'ai également découvert un livre, "La première épouse" c'est l'histoire d'une femme fraîchement divorcée qui a plutôt l'impression de vivre un deuil, celui de son mari, comment elle a l'impression d'enterrer un vivant qu'elle est la seule à pleurer. J'aime bien, c'est un peu trop sombre et on s'y lamente beaucoup, mais j'aime bien.
Je crois que mes vacances sont pour la énième année fichues, je souffre d'un syndrome répandu, celui du jenaiabsolumentrienàfoutre, et je crois aussi que j'ai besoin d'une bonne dose de sommeil.
Voilà .
Gute nacht.
Cela fait en effet un bon bout de temps que je n'ai pas publiée quelque chose de "vivant" , un article fait à la va-vite, auquel on ne pense pas trop, où l'on a plus l'impression de parler que d'écrire, j'avoue que pour ce qui est de parler pour ne rien dire, je suis une bonne réference.
Qu'elles viennent d'Italie, d'Espagne, d'Irlande ou encore d'Ukraine, elles sont toutes magnifiquement belles, de quoi faire aimer le foot aux plus têtus.
D'un autre côté, je ne peux pas rater l'entrée de Facebook en bourse, et tous les cafouillages qui suivirent. Beaucoup de blabla pour un rien si on veut mon avis. Siyed dar lflouss ou 7na malna ! Et puis il s'est marié le bon Zuckerberg, une
Pause. Cotton Eye Joe vient de jouer sa dernière note. J'enchaîne donc, avec I'm a scatman. #mindblow
Pour ce qui est de l'avancement de ce post, vous avez sans doute remarqué que c'est du grand n'importe quoi, en gros je me fout de votre gueule. (Voilà c'est dit)
Bref, Adele (pourquoi du moutarde ?) est enceinte. Apparemment, les vacances lui vont bien ... Elle gagne autant de Grammys qu'elle perd de kilos. CHEERS.
Je suis follement amoureuse de "National Anthem" de Lana Del Rey, elle est un peu extrême dans son genre la dame, mais le clip est juste top.
J'ai aussi lu quelque part que le chocolat pourrait disparaître d'ici cinquante ans, en raison du réchauffement climatique (ENCORE LUI? ) et de la dégradation des forêts de cacao. J’espère que c'est une mauvaise blague.
J'ai également découvert un livre, "La première épouse" c'est l'histoire d'une femme fraîchement divorcée qui a plutôt l'impression de vivre un deuil, celui de son mari, comment elle a l'impression d'enterrer un vivant qu'elle est la seule à pleurer. J'aime bien, c'est un peu trop sombre et on s'y lamente beaucoup, mais j'aime bien.
Je crois que mes vacances sont pour la énième année fichues, je souffre d'un syndrome répandu, celui du jenaiabsolumentrienàfoutre, et je crois aussi que j'ai besoin d'une bonne dose de sommeil.
Voilà .
Gute nacht.
| j'ai ajouté cette photo parce que j'ai trop faim. |
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16 juin, 2012
Young, wild and free.
Nous étions jeunes, beaux et avions le monde devant nous.
Nous étions avides de vie, une soif sauvage du bonheur que notre insouciance et impulsivité apaisait, rien ne nous importait plus que le moment présent, car nous avions compris que pour vivre heureux il fallait vivre maintenant.
Notre bonheur était inestimable, notre amour les uns pour les autres inconditionnel, libre et frais, il nous soulageait, il nous prouvait que ce qui importait le plus étaient ces sourires qui faisaient battre nos coeurs, ces regards qui nous plongeait dans une douce ébriété, cette amitié digne d'un livre, tellement intense qu'elle en devenait fébrile.
Nous avons connu la perfection, les rires incontrôlables, les larmes de douleur et de joie, la haine et les câlins, mais nous ignorions tout de l'hypocrisie, de l'égoïsme ou de la solitude, et nous avons été assez orgueilleux pour croire que nous allions durer, le lien nous unissant ne pouvait se défaire notre bonheur ne pouvait prendre fin.
Et puis un jour, sans prévenir, ce fut la fin.
Elle nous a mutilés, tous, sans exception, on ne le montrait peut-être pas mais c'était tellement évident nos yeux avaient perdus cette éclats, nos âmes semblaient éteintes.
Détruits et seuls, nous n'étions plus que des ombres de nous mêmes vivants les vestiges d'une époque qui n'est plus.
Les gens changent avec le temps, disent-ils, qu'ils grandissent, il faut croire que c'est vrai, comment expliquer sinon l'écroulement de ce que nous avions bâtis ensemble : la perfection.
Nous avons changé, chacun de nous est responsable de ce que nous sommes aujourd'hui, nos priorités ont changés, nos fous rires s'éteignirent, notre spontanéité avait disparue, nous étions mal à l'aise, inconfortables, fuyants; nos rêves dépassaient ce que notre l'amitié pouvait nous offrir l'insouciance de jadis n'est plus, nous cherchions un avenir incertain et nous avions oublié comment jouir du présent, comment jusqu'alors il nous avait satisfait, nous perdions nos âme sans doute, les adultes que nous cherchions à devenir ne sont finalement que des êtres égocentriques et hypocrites, dépourvus de toute humanité et ne connaissant pas le bonheur de la vie.
Aujourd'hui alors que nos plaies se referment peu à peu, que nous avons appris à nous détacher de ces personnages-ombres de nos passés, les "anciens nous"; nous apprenons à revivre, chacun de son côté, séparés nous essayons de retrouver un pseudo-bonheur, miroir de notre jeunesse volée, de recoller les fragments d'une vie qui fut mais n'est plus.
Des fois on se croise, on se sourit poliment, on entreprend un semblant de conversation, pour essayer de prendre des nouvelles, et on reparle du passé, car finalement c'est tout ce qui nous unis aujourd'hui.
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